Elsa une recrue de choix pour le Ministère de l’Intérieur
Certains pensent que la police de proximité est une des véritables solutions à une prévention et une lutte efficace contre la délinquance qui peut régner dans certains quartiers de notre pays. Ils y voient un moyen d’établir et de maintenir un lien entre la population et les services de Police qui ne seraient plus amener à n’intervenir qu’en cas de difficulté. Une façon aussi de ne plus faire de la police, l’ennemi, l’étranger qui ose pénétrer en territoire interdit.
Malheureusement, le passé récent démontre que nos gouvernants ne partagent pas forcément cette idée au point qu’aujourd’hui la police de proximité a quasiment disparu.
Mais citoyens de France ne vous inquiétez pas les têtes pleines qui nous dirigent ont trouvé une recrue de choix: ELSA.
Qui est-ce donc me direz-vous ? Non, ca n’est pas la remplacante de MAM au Ministère de l’Intérieur. Il faudrait plutôt dire mais qu’est ce donc ?
Il s’agit tout simplement d’un modèle de drone (Engin léger de surveillance aérienne - ELSA) dont seront bientôt dotés les services de police français. Oui, vous avez bien lu.
Si on en croit les informations livrées par France Info et d’autres médias, ces appareils pourraient être utilisés pour sécuriser certaines opérations de police, des manifestations publiques …
Sauf qu’à écouter le responsable des services techniques de la police nationale Patrick Guyonneau, il semble que l’objectif à terme soit une utilisation plus large: la surveillance de certains quartiers sensibles (dans quelles conditions ??)
Tremblez donc délinquants habitant porte de Passy, vous serez bientôt sous surveillance !
Plus sérieusement, on peut se demander si l’utilisation d’un tel outil n’aura pas pour effet une stigmatisation de certaines populations outre le risque de porter atteinte aux libertés individuelles de tout à chacun. Sur ce point, on rejoint le débat sur l’utilisation et la multiplication des caméras vidéo.
Le débat organisé sur France Info entre Monsieur le Maire de Bondy et un responsable du Syndicat National des Officiers de Police est très éclairant sur ce que la police pourrait faire de ce type d’engin (surveiller les toits de certaines cités par exemple).
Pour ma part, je trouve la mesure très forte lorsqu’on sait que ce type d’engin d’origine militaire a d’abord été utilisé par l’armée Israélienne. Or il ne me semble pas que la France soit dans une situation proche de celle d’Israël.
On nous répondra surement (comme d’habitude) que certains de nos voisins européens sont déjà équipés de la sorte et réfléchissent pour certains (Angleterre) a équipé ces drones d’un armement embarqué …
Et puisque les autres le font, c’est surement bon pour nous citoyens.
A quand ROBOCOP dans nos rues.

12 October 2007 à 12:48
Quelle belle société on nous prépare. Des gens crèvant de trouille devant TF1, à l’annonce d’agressions toujours plus violentes, surtout en période électorale. Des caméras de surveillances partout, qui n’empêcheront pas les crimes mais feront tellement partie du décor qu’on se demandera comment c’était possible de vivre avant; la biométrie obligatoire, la possibilité de dénoncer un voisin qui fume chez lui en cachette (c’est déjà le cas à Belmont, en Californie), un fichier STIC toujours plus gros, la possibilité d’ouvrir les e-mails privés (pour la justice, vous pensez bien. espionner un adversaire politique ? un industriel et sa dernière invention ? un journaliste un peu teigneux ? vous n’y pensez pas…)…
Le présent n’est pas reluisant, l’avenir n’augure rien de bon. Ouaip, ma décision est prise, je ne ferai pas d’enfant avant le siècle prochain. Si jamais les humains sont revenus à un semblant de rationnel.
En attendant, pour les drônes, ils sont déjà utilisez aux Etats-Unis, pas pour surveiller les banlieues mais les manifestations anti-guerre : http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2007/10/08/AR2007100801434.html
Pour prévenir les débordements sans doute.
A plus.
13 October 2007 à 2:21
Disons que l’idée de surveiller des manifestations de masse à l’aide de tels engins ne me choque pas plus que cela sauf si on utilise éventuellement les images pour ficher des gens qui ne font que manifester.
On surveille déjà les manifestations (rg …) au moyen d’hélicoptères parfois munis de caméras.
Mais si l’idée est de remplacer une patrouille de police dans les quartiers dits sensibles par un drone on risque de casser définitivement le lien entre la police et les habitants de ces quartiers.
J’imagine en effet assez mal qu’on fera survoler le 16ème arrondissement pas ces engins