Suicide à la Cour d’Assises de l’Aisne
L’actualité récente avait malheureusement mis sur le devant de la scène la question de la sécurité dans les enceintes de justice. Cette nuit un évènement incroyable a eu lieu à la Cour d’Assises de l’Aisne.
Alors que la Cour prononçait son délibéré en pleine nuit, 4 heures du matin, l’accusé après avoir entendu sa condamnation à 12 années d’emprisonnement a sorti un arme à feu de sa sacoche et s’est suicidé.
Outre le caractère dramatique de l’affaire, cet évènement amène quelques questions.
Dans le cas d’espèce, l’accusé comparaissait libre. Cela signifie que si le procès dure plusieurs jours, il rentre chez lui le soir après l’audience, qu’il peut aller et venir pendant les suspensions d’audience.
Il faut toutefois savoir que lorsque la Cour part en délibéré le Président fait retirer l’accusé de la salle d’audience sous escorte de façon à s’assurer de sa présence au moment du prononcé du délibéré.
Cela implique donc que l’accusé était déjà muni de son arme avant la fin des débats et des plaidoiries devant la Cour.
Comment est-ce possible ?
C’est plus qu’inquiétant car si la mort de cet homme est regrettable, qu’aurait-on dit si au lieu de retourner l’arme contre lui, il avait décidé de “faire un carton” sur la Cour d’assises, les jurés ou la victime.
Cela est d’autant plus curieux que la vigilance aurait du être renforcé après l’agression malheureuse d’un magistrat à Metz la semaine dernière.
Je ne voudrais pas être parmi les forces de l’ordre chargé de la sécurité du Palais et de la salle d’audience ce jour la. Ca sent la mutation à Saint Pierre et Miquelon ou en Guyane.